Bienvenue !
Textes sonores, presque dansants, images chaleureuses, généreuses, qui parlent et qui racontent : nos livres veulent transmettre aux enfants la liberté d'imaginer, l'envie d'apprendre, celle de partager.
Un propos consistant, une part d'implicite à lire entre les lignes et les formes : l'album est pour nous un objet littéraire et artistique.
Nous le tendons aux enfants avec joie et simplicité pour leur faire goûter des univers d'auteurs.
Entre nous, un lien, une volonté profondément commune : vivre entre humains une vie d¹humain.
La maison a été crée à Nice en 1995 par Marguerite Tiberti.
Les publications s'inscrivent dans des collections à géométries variables mais à préoccupation constante : le partage du langage et de la culture reste un enjeu de société.
You can ask our catalog in an english version, please write to : Marguerite Tiberti.
Couleurs Voyelles
BP 500044
69246 Lyon Cedex 05
Olivier Gibaud
Tél : +33 (4) 78 15 02 27
Biblairie G. G. C. Ltée / Agence du Livre (ADL)
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Ecrivain / Illustratrice
J'ai étudié l'illustration aux Arts Décoratifs de Strasbourg, dans l'atelier de Claude Lapointe, pendant cinq ans.
Je vis actuellement à Marseille après avoir habité Meillonnas (petit village de l'Ain où je suis née, il y a 32 ans !), Orléans, Strasbourg, Lyon, Cintegabelle (à côté de Toulouse)...
Je travaille depuis quelques temps par l'intermédiaire de deux agents, l'un à Londres et l'autre à New-York, pour l'édition étrangère, ce qui me permet de travailler pour différents types d'éditions (presse, éducation, didactique, fiction..) et de tenter d'améliorer mon anglais !
Leurs sites : www.illustration-uk.com et www.wandanow.com.
Le premier album dont j'ai à la fois écrit l'histoire et réalisé les images est Odilon, un travail très personnel avec une valeur sentimentale toute particulière !
Comme Odilon, j'ai souvent envie de partir découvrir de nouveaux horizons, quand le quotidien me pèse un peu... La curiosité de ce qui est "ailleurs", de la nouveauté, est une source de motivation, d'enrichissement et d'inspiration pour la vie de tous les jours. C'est un moteur pour grandir. Pour Odilon, quitter le nid familial est un passage nécessaire à son accomplissement. Je souhaite d'ailleurs le même envol à mon petit garçon Maxime, qui a six ans, quand le moment viendra... (pas trop tôt quand même...)
J'ai déjà publié :
Chez Milan :
La poule qui pond des patates, Le génie malicieux, La blague la plus drôle du monde.
+ participation à différents magazines (Toboggan, Histoires pour les petits.)
Chez Fleurus :
15 histoires pour partir en vacances (collectif), Léa, 24 histoires pour attendre Noël
+ participation à différents magazines( Mille et une histoires, Papoum, Abricot)
Chez Glénat : Divers : Usborne : Dans le nid. Oxford university press : The little red hen Harper collins : The rescuers Scholastic, Sadlier, Cowley Robinson, Aartpack, Dalmatian press, play stack etc.
Les rendez-vous secrets d'Arthur, collection Marlène Jobert.
Disney Hachette presse, éditions Larivière, Une histoire d'enfant, Retz.
Graine de Lilas
Jean Siccardi / Guth Joly
Dès 6 ans.
Graine de Lilas amène aux hommes des nouvelles du vent, de l'arbre et de l'oiseau.
2000, 21 x 28 cm, 24 pages, ISBN 2-911013-37-9
12,04 €
Le zoo des mots
Guth Joly
Dès 6 ans.
Ninon ouvre un énorme dictionnaire rouge et se glisse entre ses pages...
1999 21 x 28 cm, 24 pages, ISBN 2-911013-27-1
12,04 €
Le Zloughi
Catibor / Nicolas Grondin
Dès 6 ans
Le papa d'Adèle est libraire. Très très occupé, il en oublie son goûter. ça finira par un gâteau... mmh !
2000, 21 x 28 cm, 24 pages, ISBN 2-911013-33-6
12,04 €
Nananère Zut ! Pouët ! Pauv' sorcière !
Malou Ravella / Patricia Vernet
Dès 6 ans.
Nananère, la célèbre sorcière qui faisait tout à l'envers,
habitait une maison pleine de courants d'air. Elle voulut
aller en ville, chercher un nouveau domicile.
2002, 21 x 28 cm, 24 pages, ISBN aucun sur catalogue
12 €
Mais où est donc Carnavaline !?
Malou Ravella / Eusébi
Dès 6 ans.
Le roi du Carnaval de Nice cherche partout sa petite Carnavaline.
Il ira jusqu'à Rio, en passant par Venise, Dunkerque, Binche, Québec et Bâle...
On visite également différents styles de l'art contemporain.
2004, 21 x 28 cm, 32 pages, ISBN : aucun sur catalogue
13 €
Devinette
Véronique Massenot
Dès la naissance. (Voir la page qui lui est consacrée sur le site de l'auteure)
Qu'est-ce qui est rond, rose ou caramel et va par paire ?
Les fesses de Bébé pardi !
2002, 15 x 15 cm, 32 pages, ISBN 2-911013-48-4
7,50 €
Une énorme faim de loup
Malou Ravella / Patricia Vernet
Dès 5 ans.
Tiloupiot a faim, il le dit sur tous les tons, et son papa lui
répond !
2005, 19 x 19 cm, 24 pages, ISBN 2-911013-aucun
9,50 €
Saperlisapin
Yvan Hemmer / Cat Caroff
Dès 5 ans.
De Noël en Halloween, à Pâques comme à la Saint-Jean, notre sapin satin est un coquet coquin !
2005, 24 x 34 cm, 32 pages, ISBN - aucun sur catalogue
14 €
Grattaloup
Isabelle Petit
Dès 4 ans.
Grattaloup se gratte de partout... Les pattes, les oreilles, le cou...
Aie aie aie, il a des poux !
2002, 15 x 15 cm, 32 pages, ISBN 2-911013-50-6
7,50 €
Meuh peur du bleu
Philippe Jalbert
Dès 4 ans.
Mheue, la jolie vache blanche et bleue, rêve d'être trapéziste. Mais Mheue a le vertige...
2000, 15 x 15 cm, 32 pages, ISBN 2-911013-39-5
7,47 €
Hypo peur de l'eau
Philippe Jalbert
Dès 4 ans
Le rêve d'Hypo est de devenir matelot. Mais Hypo a peur de l'eau...
2000, 15 x 15 cm, 32 pages, ISBN 2-911013-38-7
7,47 €
POLLEN DIFFUSION
Gencod 3012467640016
Benoît Vaillant
11 rue Lisfranc
75020 Paris
Tél : + 33 (1) 43 58 74 11
Mobile : 06 13 10 09 18
Fax : + 33 (1) 72 71 84 51
bvaillant@pollen-diffusion.com
Un amateur de chair fraîche est nécessairement quelqu’un qui se soucie de ce qu’il mange. Pas n’importe quoi ! De là à penser que l’ogre, malgré sa réputation de goinfre, soit un dégustateur délicat, qui non seulement recherche la fraîcheur des aliments, mais également les accommode avec raffinement, il n’y avait qu’un pas, que cependant je n’ai pas voulu franchir avant d’avoir effectué une enquête.
Des recettes de cuisine ogresques, j’en connaissais déjà quelques-unes, pour les avoir lues dans le livre de Sylvie Chausse et de deux compères : Les ogres (Albin Michel). Par exemple, le « jambon de demoiselle » ou le « Pâté de langues de bavards ». Seulement voilà, ce livre est un documentaire et l’on sait qu’il faut aborder les documentaires avec circonspection, surtout lorsqu’on ignore les sources des auteurs.
Je me suis donc plongé dans mon enquête, et je suis tombé de haut. En effet, mon constat final, c’est que la question de la gourmandise des ogres ne peut même pas se poser, et je vais m’en expliquer.
Le loup fait son boulot, mais ce n’est pas vraiment le cas de l’ogre. On le dit boulimique mais j’ai découvert qu’il est surtout aboulique. Le loup, lui, si fidèle à sa réputation, n’hésite pas à boulotter les chevreaux (sauf celui qui est caché dans l’horloge), les deux premiers petits cochons, le Petit Chaperon Rouge et, en prime, sa grand-mère. Du boulot net et sans bavures ! Et même, quand le loup devient bon au point d’émouvoir Delphine et Marinette, dans Les Contes du chat perché, son instinct animal prend le dessus et il finit par avaler les deux fillettes. A-t-on idée, aussi, de jouer au loup …avec le loup !
Or, si le loup passe à l’acte, ce n’est pas le cas de l’ogre, et c’est ce qui m’a tant surpris. Voyez l’ogre le plus célèbre, celui du Petit Poucet. Quand il arrive chez lui, son repas est prêt. S’agit-il d’un fricandeau de pré-adolescents aux petits oignons ? Que nenni ! C’est banalement du mouton. A ce moment, l’ogre sent la chair fraîche, découvre le Petit Poucet et ses frères, et les dévore… des yeux, dit le texte. Voici un comportement bien velléitaire. Et l’on ne s’étonne donc pas que l’ogre se laisse convaincre par sa femme de différer l’acte de dévoration ; à titre de compensation, elle lui sert un veau, deux moutons et la moitié d’un cochon. On connaît la suite : l’ogre n’aura jamais l’occasion de goûter au moindre orteil des enfants.
A y regarder de plus près, je me suis rendu compte que le Petit Poucet devait avoir eu vent de ce comportement timoré de l’ogre. En effet, quand il frappe à la porte, la femme qui lui ouvre le met clairement en garde : « C’est ici la maison d’un ogre qui mange les petits enfants », dit-elle. Or Poucet lui répond : « Il est bien sûr que les loups de la forêt ne manqueront pas de nous manger cette nuit, si vous ne voulez pas nous retirer chez vous ». Voici un petit garçon bien avisé. Il sait, lui que les loups passent à l’acte, et qu’il y a beaucoup plus de chance de s’en tirer avec l’ogre.
L’ogre du Chat botté est-il plus fidèle à sa réputation ? En aucun cas, il n’a d’ogre que le nom, on ne le voit pas à table et c’est d’ailleurs lui qui se fait dévorer par le Chat botté, une fois transformé en souris.
La sorcière de Hansel et Gretel est bien connue pour manger les enfants après les avoir fait rissoler dans son four. En voilà une qui m’a donné de l’espoir. Surtout qu’elle fait preuve de délicatesse, en attirant les enfants grâce aux friandises dont est bâtie sa maison. Mais j’ai été profondément déçu. Sous prétexte d’engraisser les deux gosses, elle diffère, elle diffère… et finalement, elle sera flouée et jetée dans le four. On voit bien qu’elle était incapable de passer à l’acte.
Et je n’ai pas non plus trouvé de dévoration effective chez l’horrible Baba Yaga qui vit dans une maison hissée sur des pattes de poule. Pis, elle paraît plutôt être le personnage dont on menace les enfants pas sages que le monstre espéré.
ça m’a donné presque envie de relire La Barbe Bleue. En voilà un, au moins, qui ne déçoit pas son public assoiffé de sang. Seulement, convenons-en, malgré quelques stupidités que j’ai pu lire ici ou là, Barbe Bleue n’a pas grand-chose à voir avec l’ogritude.
J’étais prêt à renoncer, mais quand on commence une enquête, on la mène à son terme ! Alors je me suis tourné vers la littérature contemporaine. Dans Le Géant de Zéralda, d’Ungerer, pas de dévoration. Dans Luc et Lola, de Yak Rivais (Lo Païs / Le Rocher), les ogres géants sont effrayants. Mais au lieu de dévorer les deux enfants, ils en font leur jouet. Je ne cite que pour mémoire L’ogre, le loup, la petite fille et le gâteau, de Philippe Corentin (EDL), où l’ogre finit dans l’estomac des crocodiles. Je me suis alors tourné vers L’ogresse en pleurs, de Valérie Dayre. Là, au beau milieu, il est écrit qu’elle croque le gamin. Vite, tournons la page ! Patatras, ou plutôt rantanplan ! Peut-on s’en remettre au jugement d’un singe ? Dont on ignore d’ailleurs ce qu’il faisait là. Ne serait-ce pas alors plutôt une double vision de l’ogresse affamée ? En creusant un peu plus ce livre, je me suis rendu compte que, premièrement, le narrateur lui-même nous met en garde puisque la phrase finale se termine par « (…) les mots sont confondants ». Que, deuxièmement, jamais dans l’album ne figure le mot « ogresse », le personnage principal étant toujours désigné par « la femme ». Et que, troisièmement et surtout, cette femme, faisant la fine bouche, ne cesse de refuser de manger les enfants : celui-ci n’a que la peau sur les os, cet autre est trop rond et lui boucherait le gosier, etc. Finalement, c’est bien le refus de manger les enfants qui la caractérise. Comme la diablesse de La diablesse et son enfant, de Marie N’daye (EDL), elle est en mal d’enfant à chérir, non à dévorer.
Un dernier espoir est apparu quand j’ai commencé Le déjeuner de la petite ogresse, d’Anaïs Vaugelade (EDL). Le texte dit, au début : « Chaque dimanche, à déjeuner, la petite ogresse mange un enfant. C’est une tradition de famille chez les ogres », une variante ethnique de la poule au pot d’Henri IV. Cette jeune ogresse au regard affamé paraît bien déterminée. Elle attrape un enfant, le ramène chez elle, et une suite d’évènements auxquels elle ne s’attendait pas l’empêche de passer à l’acte. Pis encore, l’ogresse et sa victime se marient à la fin, la première ayant promis de ne plus manger personne. Je me suis dit que cette petite ogresse-là avait un point commun avec mon ogrionne anorexique : elle aussi a du mal à démêler les deux sens du verbe aimer. Et c’est alors que je me suis rendu compte, avec stupeur, qu’aucune scène de dévoration n’était non plus présente dans mon album.
On dirait bien, par conséquent, que les ogres vivent une réputation usurpée ! Songeons à leur ancêtre commun, Kronos, l’un des titans assimilé à Saturne par les Romains. On dit qu’il a dévoré ses enfants. Mais quand on y regarde de plus près, on rend compte qu’il ne s’agit pas d’alimentation. Craignant de subir le sort qu’il a lui-même fait subir à son père, Ouranos, Kronos décide de se débarrasser de ses enfants au fur et à mesure de leur naissance. Pour ce faire, il les avale. C’est juste un procédé d’élimination. Jamais il ne considère ses enfants comme de la nourriture ! D’ailleurs, quand sa femme, lasse de voir ses enfants dévorés, remplace le dernier né, Zeus, par un caillou soigneusement langé, Kronos ne s’aperçoit de rien. Ce qui prouve bien qu’il ne croque ni ne mâche. En fait, Kronos ferait un meilleur ancêtre du loup que de l’ogre. La pierre qu’on met dans l’estomac du loup, ça ne vous rappelle pas de nombreux contes ? D’ailleurs, comme dans ces contes, Zeus parvient à faire régurgiter ses frères et sœurs par son père.
Au terme d’une enquête, il est d’usage de livrer des conclusions, de tenter d’interpréter ce qu’on a constaté. Je vais donc m’y risquer.
Ma première hypothèse est d’ordre ethnologique. En comparant le loup, qui passe à l’acte, et l’ogre, qui ne le fait pas, je me suis rendu compte qu’il y a une différence considérable entre les deux monstres. Le loup ne s’attaque pas aux membres de son espèce, il mange les autres, animaux ou humains. Au contraire, l’ogre semble appartenir à l’espèce humaine, même s’il est plus grand et plus féroce, et ses victimes supposées également. Le grand tabou qui empêche l’ogre de passer à l’acte ne serait donc pas celui de la dévoration, mais celui du cannibalisme : on ne dévore pas ses cousins germains, c’est pas bien ! Et si j’en crois Catherine Sevestre, auteur de l’essai Le roman des contes (Cedis), il y aurait eu au Moyen-âge des contes oraux où les ogres passaient à l’acte. Mais, signale-t-elle, le passage à l’écrit a appauvri le thème de l’ogre.
Ma deuxième hypothèse, psychanalytique, s’appuie sur le conflit intérieur suscité par l’ambiguïté du verbe « aimer ». L’amour est parfois une tentative d’absorber l’autre, de l’unir à soi au point de ne faire qu’un, une tentative fusionnelle qu’en réalité seule la dévoration, au sens propre ou au sens figuré peut parvenir à réaliser. Le langage de l’amour est révélateur à cet égard : on dévore quelqu’un de baisers, on dit de quelqu’un qu’on désire qu’il est appétissant ou, plus crûment, qu’elle est à croquer ! D’ailleurs, Charles Perrault l’a mis clairement en évidence dans sa moralité du Petit Chaperon Rouge. Dans ces conditions, on peut imaginer que l’ogre, partagé entre dévorer son semblable, son frère, ou l’aimer en tant que tel, hésite, diffère l’acte final jusqu’à ce que sa victime trouve le moyen de s’échapper. Dans ce sens, tous les ogres seraient en quelque sorte anorexiques ! On se fie trop à leur apparence monstrueuse pour leur prêter un psychisme aussi laid. Alors que La Belle et la Bête, dont l’héroïne croit, elle aussi, que la Bête va la dévorer, aurait dû nous mettre en garde depuis longtemps.
Ma troisième hypothèse, c’est que l’ogre, en ne passant pas à l’acte, oblige le lecteur à se situer vis-à-vis du tabou. Il ne faut pas oublier que le mot ogre vient d’Orcus – l’ancien nom de Pluton – dieu de la mort et gardien des enfers. De fait, l’ogre se comporte en gardien et non en recruteur comme Satan, plus tard. L’ogre participe ainsi à une certaine approche existentialiste puisque, comme disait Sartre, l’enfer c’est les autres, et que son non-passage à l’acte oblige le lecteur à se dévoiler ses attentes morbides vis-à-vis des autres.
Enfin, j’ai une dernière hypothèse qui a pu échapper à tous les narrateurs des histoires que j’ai évoquées : l’ogre
est peut-être un gourmet, en fin de compte. S’il diffère l’acte de dévoration, c’est qu’il n’est pas goinfre. Il prend le temps d’éplucher son livre de recettes, de chercher une façon originale
d’accommoder l’enfant avant de le déguster. C’est une dernière hypothèse qui m’a incité à mener une autre enquête, directement au pays des ogres, dont L’ogrionne anorexique est le
compte-rendu.
Conférence de Christian Poslaniec.
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Elle est apicultrice dans un village du Parc national du Mercantour.
Elle a déjà publié au Ricochet :
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