

par Marguerite Tiberti
publié dans :
Extraits d'albums
Et si déjà, le soir, quand ils sont encore à naître, blottis dans le ventre de maman, on leur lisait des histoires… ?
C'est sûr : ils nous entendraient. On prépare bien leur chambre, leur petit trousseau, alors pourquoi ne pas partager de délicieux moments de littérature ? Partager avec eux nos lectures ou déjà leur lire les livres qu'on leur destine.
Confortablement installés pour se reposer ou en faisant les pitres pour s'amuser.
Quels livres ? on ne connaît pas leurs goûts… Et alors, on connaît les nôtres ! pourquoi ne pas les leur faire connaître, comme on leur fait déjà couramment connaître nos goûts musicaux et comme on leur fait déjà entendre nos conversations.
On ne sait pas ce qu'ils en retiendront ? Peu importe, c'est déjà leur affaire et il ne s'agit pas de partager des obligations mais du plaisir.
Très vite, peu après la naissance, montrons-leur des albums, feuilletons-les avec eux.
D'abord en silence pour leur laisser le temps du monologue intérieur.
Puis leur lire l'histoire, telle quelle a été écrite par l'auteur, sans commentaires ni explications.
Ce qu'ils reçoivent ? Encore une fois c'est d'abord leur affaire. Nous, mettons-nous en position de leur laisser la place.
La place pour investir personnellement ce qu'on leur propose.
Laissons-leur du temps, le temps d'élaborer.
Laissons libre leur espace de projection et d'identification.
Ensuite peut commencer le moment de la conversation : celui où les adultes lecteurs reviennent sur les images et le texte en posant leurs commentaires et en prêtant attention aux réactions de l'enfant.
C'est une expérience vécue il y a quelques mois avec les bébés lecteurs de la bibliothèque de Mouans Sartoux. Désorientés, les tout-petits ? Non. Les adultes accompagnant ? Un peu… un peu beaucoup même. Mais nous nous sommes quittés avec la conviction que la gratuité du moment de lecture est un apport considérable. Trop beau pour être vrai ? Tandis que nous discutions, une petite, à qui l'on ne demandait rien, s'est levée et a fait ses tout premiers pas pour aller vers un livre.
Quels livres choisir ? Bien sûr ceux qu'on a envie de manipuler, ceux qui viennent bien dans la voix, ceux qui nous "parlent". Mais surtout ceux qui portent cette part d'implicite dans le texte et l'image, sans lequel il n'y a pas de vraie littérature ni de vraie création artistique.
C'est sûr : ils nous entendraient. On prépare bien leur chambre, leur petit trousseau, alors pourquoi ne pas partager de délicieux moments de littérature ? Partager avec eux nos lectures ou déjà leur lire les livres qu'on leur destine.
Confortablement installés pour se reposer ou en faisant les pitres pour s'amuser.
Quels livres ? on ne connaît pas leurs goûts… Et alors, on connaît les nôtres ! pourquoi ne pas les leur faire connaître, comme on leur fait déjà couramment connaître nos goûts musicaux et comme on leur fait déjà entendre nos conversations.
On ne sait pas ce qu'ils en retiendront ? Peu importe, c'est déjà leur affaire et il ne s'agit pas de partager des obligations mais du plaisir.
Très vite, peu après la naissance, montrons-leur des albums, feuilletons-les avec eux.
D'abord en silence pour leur laisser le temps du monologue intérieur.
Puis leur lire l'histoire, telle quelle a été écrite par l'auteur, sans commentaires ni explications.
Ce qu'ils reçoivent ? Encore une fois c'est d'abord leur affaire. Nous, mettons-nous en position de leur laisser la place.
La place pour investir personnellement ce qu'on leur propose.
Laissons-leur du temps, le temps d'élaborer.
Laissons libre leur espace de projection et d'identification.
Ensuite peut commencer le moment de la conversation : celui où les adultes lecteurs reviennent sur les images et le texte en posant leurs commentaires et en prêtant attention aux réactions de l'enfant.
C'est une expérience vécue il y a quelques mois avec les bébés lecteurs de la bibliothèque de Mouans Sartoux. Désorientés, les tout-petits ? Non. Les adultes accompagnant ? Un peu… un peu beaucoup même. Mais nous nous sommes quittés avec la conviction que la gratuité du moment de lecture est un apport considérable. Trop beau pour être vrai ? Tandis que nous discutions, une petite, à qui l'on ne demandait rien, s'est levée et a fait ses tout premiers pas pour aller vers un livre.
Quels livres choisir ? Bien sûr ceux qu'on a envie de manipuler, ceux qui viennent bien dans la voix, ceux qui nous "parlent". Mais surtout ceux qui portent cette part d'implicite dans le texte et l'image, sans lequel il n'y a pas de vraie littérature ni de vraie création artistique.
par Marguerite Tiberti
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Animations


par Marenka Ledoux et Alice de Forges
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Extraits d'albums

Je vous souhaite un merveilleux jardin cette année !
par Céline Manillier
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Auteurs / Illustrateurs


par Marguerite Tiberti
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Extraits d'albums
"Sur l’élan des livres ricoche la vie", et tout se joue en ondes émises, conjugaisons d’effets ou chocs contradictoires. Entre vous et moi, l'auteur et ses lecteurs, tout est question d'interférences.
Ma maison a 12 ans. C’est d’abord l’histoire d’un ami qui me présente ses amis, je suis encore journaliste, nous publions un livre sur le Festival de Cannes. Puis Françoise, Michel, Jean-Jacques, des romanciers, et Roselyne, une cueilleuse d’histoires. Leur littérature définit le Ricochet : La vibration d’un choix qui s’intitule livre.
Deux aventures hors du commun nous feront découvrir du grand public : les romans collectifs et la poésie des hommes du noir. Izzo, Raynal… Pavloff.
De salons en salons, les 14 auteurs de 13 rue Saltalamacchia 06000 Nice se taillent un joyeux succés.
Entre temps une petite faim de loup nous ouvre à la littérature jeunesse. Cela va tout changer, mais je ne le sais pas encore.
En 2000 Raphaëlle plonge dans notre Méditerranée pour éprouver la sensation du temps qui court et construit. Simon puise son énergie à la souche d’un arbre arraché par l’hiver.
Enchantée invente d’inattendu(e)s robins des bois pour Azur-ville.
2001-2002 Le Faunographe entre en fanfare loufoque dans les sons, les signes et le sens de notre langue. Grattaloup, Raoul, Hypo, Charlotte, Juliette ou Nananère se rient de leurs petits soucis. Et comme c’est mieux de grandir en sachant d'où on vient Noneil dialogue avec ses ancêtres.
Balarime, Mines de trombines, Le Réveil... Peu à peu la littérature jeunesse s’impose comme le meilleur vecteur de notre volonté profonde : agir pour le partage du langage.
Je n’oublie pas mes huit années d’université, j’aime transmettre valeurs et savoirs. Au passage je vole à Nadia son credo sur le désir et le plaisir et l’incorpore au catalogue comme moteur des apprentissages.
Céline, Brigitte, Malou, Cat, Anne, Yvan, Eusébi, Jean, Peggy, Alain, Pef…
… Quelle que soit l’heure de notre rencontre nous avons tous douze ans !
Rebondir sur un bon mot, s’enrouler dans la souplesse d’une jolie phrase qui dure,
suivre une idée, la défendre, c’est ce que nous aimons.
Les images nous viennent indépendantes, belles et diverses, rouge acrylique, jaune pastel, bleu aquarelle, petites frimousses, bestiaires loufoques, extraterrestres dévergondés...
Entre nous tous un lien, une volonté essentiellement commune, vivre entre humains une vie d’humain.
Thème: création d'une maison d'édition, ses auteurs,ses illustrateurs, le point de vue de l'éditrice.
Ma maison a 12 ans. C’est d’abord l’histoire d’un ami qui me présente ses amis, je suis encore journaliste, nous publions un livre sur le Festival de Cannes. Puis Françoise, Michel, Jean-Jacques, des romanciers, et Roselyne, une cueilleuse d’histoires. Leur littérature définit le Ricochet : La vibration d’un choix qui s’intitule livre.
Deux aventures hors du commun nous feront découvrir du grand public : les romans collectifs et la poésie des hommes du noir. Izzo, Raynal… Pavloff.
De salons en salons, les 14 auteurs de 13 rue Saltalamacchia 06000 Nice se taillent un joyeux succés.
Entre temps une petite faim de loup nous ouvre à la littérature jeunesse. Cela va tout changer, mais je ne le sais pas encore.
En 2000 Raphaëlle plonge dans notre Méditerranée pour éprouver la sensation du temps qui court et construit. Simon puise son énergie à la souche d’un arbre arraché par l’hiver.
Enchantée invente d’inattendu(e)s robins des bois pour Azur-ville.
2001-2002 Le Faunographe entre en fanfare loufoque dans les sons, les signes et le sens de notre langue. Grattaloup, Raoul, Hypo, Charlotte, Juliette ou Nananère se rient de leurs petits soucis. Et comme c’est mieux de grandir en sachant d'où on vient Noneil dialogue avec ses ancêtres.
Balarime, Mines de trombines, Le Réveil... Peu à peu la littérature jeunesse s’impose comme le meilleur vecteur de notre volonté profonde : agir pour le partage du langage.
Je n’oublie pas mes huit années d’université, j’aime transmettre valeurs et savoirs. Au passage je vole à Nadia son credo sur le désir et le plaisir et l’incorpore au catalogue comme moteur des apprentissages.
Céline, Brigitte, Malou, Cat, Anne, Yvan, Eusébi, Jean, Peggy, Alain, Pef…
… Quelle que soit l’heure de notre rencontre nous avons tous douze ans !
Rebondir sur un bon mot, s’enrouler dans la souplesse d’une jolie phrase qui dure,
suivre une idée, la défendre, c’est ce que nous aimons.
Les images nous viennent indépendantes, belles et diverses, rouge acrylique, jaune pastel, bleu aquarelle, petites frimousses, bestiaires loufoques, extraterrestres dévergondés...
Entre nous tous un lien, une volonté essentiellement commune, vivre entre humains une vie d’humain.
Thème: création d'une maison d'édition, ses auteurs,ses illustrateurs, le point de vue de l'éditrice.
par Marguerite Tiberti
publié dans :
Sur les Editions



